YALI ou l’entrepreneuriat basé sur le modèle américain


Devenir entrepreneur avec YALI

Quand Trésor-Dieudonné KALONJI débarque au Kenya en novembre 2015; il est un jeune développeur de jeux vidéo qui veut s’essayer au business. Son rêve : conquérir l’Afrique et se faire un nom à l’image des grands noms de son domaine comme Nintendo ou Playstation.

L’ambition est grande. A la volonté pourtant manque un certain nombre de paramètres qu’il pense combler en participant à la 3è promotion du Young African Leader’s Initiative (YALI). Avec 83 autres jeunes venus d’Afrique dont 35 entrepreneurs, il suit une formation poussée de trois mois. Six ans plus tard, il sort un livre qui retrace son parcours et ce qu’il a accompli.


Des cours en tronc commun en passant par les matières spécifiques; il y décrit des approches et des techniques en vogue dans la Sillicon Valley et qui ont permis la naissance de produits comme le I-Pod d’Apple ou M-Pesa au Kenya. Après près de 300 heures de cours, d’exercices et d’enquête de terrain, il est certifié entrepreneur et rentre en RDC.

On y retrouve également un exercice grandeur nature à travers lequel lui et ses compagnons appliqueront toutes les techniques apprises. L’émission de télévision qu’ils doivent concevoir et dont la diffusion doit passer dans 14 pays d’Afrique doit être attirante; originale et financièrement rentable pour gagner en audience.
En parcourant le livre; on sent bien celui qui se place dans la peau de l’entrepreneur qui opère dans la technologie. Les techniques apprises lui permettent de se spécialiser dans le marketing et la communication numérique. Des domaines dans lesquels il évolue encore aujourd’hui.

Plus qu’une formation : un réseau

YALI ce n’est pas simplement que des cours en ligne ou en présentiel aux Etats-Unis, à Dakar ou à Nairobi. C’est surtout un réseau de 400.000 personnes réparties dans toute l’Afrique sub-saharienne.

Trésor Dieudonné KALONJI, entrepreneur YALI en RDC

Les plus avisés ont su capitaliser cette donne pour s’implanter hors de leurs pays et diversifier leurs activités. Un système de formation permanente et des partenariats avec des sociétés américaines permet de mettre constamment à jour les anciens boursiers. Un lien que les Ambassades américaines pérennisent en maintenant la cohésion de ceux qu’on appelle dans le jargon « les Alumni ».

Avec 165 personnes formées par Yali au Kenya et une centaine d’autres provenant des Etats-Unis et du Sénégal; les Yaliens font parler d’eux à plusieurs niveaux de la vie nationale. Du cabinet du Premier ministre Matata Ponyo en passant par des services clés de l’Administration publique; du système des Nations Unies, dans le commerce ou l’innovation technologique ; ils sont là.
Le livre de Trésor-Kalonji est plus qu’une immersion. Un guide pas à pas au sein d’un programme de formation en entrepreunariat qui est unique dans notre pays et qui au-delà des techniques; vous intègre dans une famille de 400.000 personnes dont la moitié fait du business.

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