Start-up : quel salaire prévoir pour soi-même et ses collaborateurs ?


Aujourd’hui, les start-up sont le moyen par lequel, les jeunes tentent de se sortir de l’engrenage vicieux du chômage et du sous-emploi. Mais débuter avec ce type d’entreprise assez particulière n’a pas toujours été facile.

Car pour une start-up naissante, il est tout d’abord question de se bâtir une notoriété autour d’un produit ou d’un service novateur, tout en faisant en sorte de garder la tête hors de l’eau en supportant les charges inhérentes au fonctionnement de l’entreprise. Car contrairement à d’autres types d’activités, une start-up n’est pas rentable immédiatement. La complexité du modèle économique de ce genre de société en fait des entreprises fragiles, notamment face à des régimes fiscaux pour qui, entreprise veut dire argent donc recettes à encaisser. Là où une PME ou une autre boite se crée pour exécuter un Business Model qui fonctionne; la start-up elle, doit souvent s’en trouver un, d’où le fait qu’à sa création, elle passe par une phase dite expérimentale de son marché et de son modèle économique. Les boites qui constituent aujourd’hui ce qu’on appelle les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), mais également bien d’autres comme Zoom, Twitter, Uber, AirBnB; sont toutes passées par-là et ne sont devenues rentables que longtemps après leur lancement.

Comme on le voit donc, les start-up évoluent généralement dans le secteur des nouvelles technologies. Si vous vous lancer dans la vente de vêtements en magasin, la broderie ou dans toute autre activité dans laquelle la technologie ne joue pas un rôle majeur ou de premier plan, vous faites du commerce et vous n’êtes pas une start-up.

Comment dans ces conditions le fondateur peut-il penser à sa rémunération  ? Comment s’y prendre et avec quel salaire au démarrage ?

Serrer la ceinture

Serrer la ceinture tout en s’acquittant des charges inhérentes au bon fonctionnement de la société, tel est le chemin de croix à parcourir quand on lance une start-up. Cela requiert des moyens supplémentaires de la part du fondateur. La plus grande question qui se pose est celle de savoir, s’il faut payer régulièrement des employés comme dans une entreprise classique ?

Les conditions précaires dans lesquelles évoluent les entreprises congolaises ne s’y prêtent pas toujours. Au fisc, avec lequel il faut jongler si par malheur ils savent où vous trouver, s’ajoute la précarité de l’écosystème technologique. Le dernier arrêté interministériel sur la fixation des droits et taxes à percevoir dans ce secteur et qui a provoqué une levée de bouclier des acteurs locaux du numérique en dit long.

C’est ainsi que nombreux suggèrent à ceux qui les suivent dans leur aventure entrepreneuriale, des parts sociales de l’entreprise. Cette démarche est certes moins stressante que celle de rémunérer régulièrement du personnel, même si elle a l’inconvénient, d’ouvrir la porte à des conflits ultérieurs, surtout lorsqu’on choisit de s’associer à des personnes à la moralité douteuse.

Si vous pensez d’abord salaire, vous allez souffrir

Quand on crée une start-up, ce qu’on a une idée de business derrière la tête. Un concept novateur ou à forte valeur ajoutée qui repose sur un aspect de la technologie (site web, applications, services, produit). Bâtir un prototype sur lequel reposera votre phase d’expérimentation est donc ce sur quoi vous devrez vous concentrer. Prenez soin de n’associer des gens qui ne vous créeront pas de problème de paternité de l’oeuvre qui en découlera dans l’avenir.

L’un des exemples de ces risques est la série animée KAYEMBE LE TENACE. Produit par des jeunes de Bandalungwa à Kinshasa, il a été porté au petit écran et a récolté un franc succès au sein de l’opinion publique.

Dans le Tout Kinshasa de 2005 et 2006, l’on sait que ce sont les frères BAMUINIKILE et Andy Mukendi, les initiateurs du Matrix Melody Show, une émission humoristique qui en sont les concepteurs. Sauf que, suite à une mésentente au sein de l’équipe de production, des nombreuses personnes à des degrés divers ont commencé à en clamer la paternité. Ils sont dessinateurs, animateurs ou scénaristes. Certains prétendants s’être fait promettre des dividendes en cas de financement sans que cela ne se réalise.

Des dissensions s’en suivront et la série ne survivra pas.

Alors si vous voulez vraiment garantir du succès à votre start-up, pensez à trouver des personnes sérieuses et un bon avocat qui pourra convertir les salaires et primes de vos collaborateurs en parts sociales. Car, un employé qui est en même temps actionnaire se donne au travail plus que ne le ferait un simple salarié.

Dans notre pays, le salariat est un statut qui plaît à beaucoup de gens, car il constitue un coussin de sécurité. Mais avoir une personne salariée n’est pas une garantie de dévouement et d’implication dans la réussite d’une entreprise. Celui-ci n’attend que la fin du mois pour être payé quel que soit son rendement. Il n’est donc pas rare de voir dans l’administration publique et le secteur privé, des gens payés à ne rien faire, passant 8 heures de temps de présence et non 8 heures de temps de travail tous les jours.

L’actionnariat salarié est donc une source de motivation et incite à la performance. Pour un freelance, accorder du temps dans une ou plusieurs entreprises où il possède des parts est un gage de sécurité mais également de crédibilité, lorsqu’il décide de souscrire à des appels d’offres ou des subventions.

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1 Comment

  1. 12 avril 2021
    Répondre

    Je besoin d’apprendre l’entreprenariat

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