Le plagiat : la maladie du 21è siècle


Trop peu d’imagination ou d’initiatives incitent beaucoup à s’approprier le travail des autres et à les faire passer pour le-leur. Au détour d’une imprimerie où je m’étais rendu une fois pour imprimer des T-shirts, j’y ai rencontré quelqu’un qui vantait d’être l’auteur d’un des logos présents sur le t-shirt. Le comble est que je connaissais personnellement la personne qui en était l’auteur original. C’est en insistant sur le fait que connaissant l’auteur originel, je pouvais l’appeler pour confronter cette personne que cette dernière s’est rétractée. 

Cet incident d’allure banal donne une idée précise de ce que sont nos œuvres de l’esprit lorsqu’elles ne sont pas à défaut d’être protégées, portées aux yeux du monde. Combien de freelancers créent des œuvres originales et impressionnantes mais se les font subtiliser par ceux qui possèdent la capacité de les valoriser ?

Le numérique : le refuge

Enregistrer une œuvre ou la protéger n’est pas une mince affaire en RDC. Déjà qu’il existe une confusion sur les services habilités à le faire entre le Ministère de l’Industrie et de la Recherche scientifique, auxquels vient parfois s’ajouter celui de la culture et des arts. Dans cet amalgame, de nombreux créateurs préfèrent se réfugier derrière le numérique. Un compte sur Pinterest ou Instagram pour charger leurs créations, suffisent souvent pour attester de l’antériorité d’un visuel, d’une pensée ou d’un concept. 

Bien que cela soit un palliatif, cela n’en constitue pas moins une solution intermédiaire. Sur les réseaux sociaux, le phénomène est accentué et le phénomène se banalise. Il n’est donc plus rare de voir des designers à court d’inspiration reprendre des visuels ou des concepts trouvés sur Facebook ou Instagram en les modifiant légèrement pour les revendre sans scrupules. L’originalité se dissout dans le temple de l’imitation. Une attitude congolaise qui ne se voit pas que dans le design. Alors un conseil, quand vous créer votre entreprise, prenez le soin aussi de protéger vos éléments visuels voire vos concepts. Après tout, on ne sait jamais.

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1 Comment

  1. Cette question est pertinente. Et vous avez raison quand vous dites qu’il est déjà difficile de savoir où faire enregistrer ses créations. Il y a aussi la Bibliothèque Nationale qui apparemment offre ce même service.
    Un créateur se doit de veiller à bien protéger ses produits. En cas de plagiat, il peut alors porter plainte avec ses preuves de droit d’auteur.
    Mais au demeurant, le plagiat ou l’imitation sera toujours une cause de limitation pour ceux qui s’y adonnent (voir notre publication à ce sujet : https://kaldagroup.com/entrepreneuriat-limitation-de-limitation/)

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